Dépistage du VIH/SIDA

Le Burkina Faso est un pays qui s’est activement engagé contre le VIH/SIDA et les résultats enregistrés durant ces 30 ans de lutte sont encourageants. En effet le taux de prévalence (en épidémiologie, la prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population, dénombrant le nombre de cas de maladies à un instant donné ou sur une période donnée) est passé de 7,17 % de la population Burkinabè en 1987 à 0,8 % en 2017.

Cependant, beaucoup reste à faire et les associations à base communautaire comme la nôtre, engagées dans ce combat, accompagnent les politiques du gouvernement dans la prise en charge des dépistés positifs ainsi que la prévention au niveau de la population générale. Un accent particulier est mis sur l’information, l’écoute et l’orientation des jeunes qui sont les plus exposés.

Pour apporter sa contribution, notre association a mis en place un centre d’écoute en son sein à travers le projet prévention jeune. Il est animé par deux animateurs de sexe différent afin de respecter l’aspect genre et aussi faciliter la prise de parole des jeunes filles lors des animations. Plus de 700 jeunes, scolarisés ou non, bénéficient des prestations axées sur la santé sexuelle et reproductive, le VIH/SIDA, les infections sexuellement transmissible et la tuberculose. De ce fait, une campagne de dépistage du VIH a été organisée en collaboration avec le Centre Anonyme de Dépistage et d’Information (CADI).

Des questions axées sur la vie sexuelle de la personne, sa connaissance sur le VIH et sa motivation pour le test sont préparées à cet effet avant le test. Selon le résultat, un entretien est fait avec le patient avant de lui divulguer son statut. S’il est diagnostiqué négatif, une série de conseils sur les comportements à risques ainsi que l’utilisation des moyens de prévention sont développés. Si le résultat est positif, l’agent commence par rassurer l’intéressé, aborder la prise en charge des médicaments ainsi que les questions liées à la coinfection ou la surinfection. La personne dépistée positive est alors référée à une conseillère pour un entretien psychologique. La conseillère abordera les activités développées au profit de personnes vivant avec le VIH et l’accessibilité des soins afin de convaincre cette dernière d’accepter sa maladie et d’intégrer le groupe de personnes suivies, communément appelé la file active.

SANOU  Rachid Hamza Hugues Jacob

Chargé suivi-évaluation/communication

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